#13 – Hold Out – Jackson Browne

Sorti en 1980, Hold Out est un album qui divise encore aujourd’hui les fans de Jackson Browne. Après le chef-d’œuvre Running on Empty (1977), qui explorait la vie en tournée avec une sincérité brute, Browne revient avec un disque plus produit, plus policé… et parfois plus maladroit. Mais ne nous méprenons pas, Hold Out reste un album de qualité, porté par une plume toujours aussi affûtée et des mélodies qui collent aux tympans comme un refrain de fin de soirée.

Un succès commercial indéniable

Dès sa sortie, Hold Out s’offre la première place du Billboard 200. Un triomphe qui montre que Browne est au sommet de sa popularité. Pourtant, la critique, elle, n’est pas aussi dithyrambique. Certains reprochent à l’album son excès de production et une approche moins intime que les précédents.

Des chansons taillées pour la scène

L’album s’ouvre sur Disco Apocalypse, un titre à la rythmique plus musclée que d’habitude pour Browne. Certains y voient une tentative (maladroite) d’embrasser la vague disco, mais on est loin de la fièvre du samedi soir. Heureusement, il enchaîne avec Hold Out, une ballade au texte introspectif qui prouve que le songwriter californien n’a rien perdu de sa finesse.

Parmi les pépites de l’album, impossible de passer à côté de Boulevard, un hit énergique qui dépeint le désenchantement des rues de Los Angeles. On y retrouve un Jackson Browne plus incisif, loin des rêveries folk habituelles. Et que dire de Call It a Loan, une sublime ballade coécrite avec David Lindley, qui brille par son équilibre entre douceur et mélancolie ?

Un album en demi-teinte, mais attachant

Il faut être honnête : Hold Out n’a pas l’aura de ses prédécesseurs. Les arrangements sont parfois trop appuyés, certaines chansons paraissent moins inspirées (That Girl Could Sing, malgré ses qualités, ne révolutionne rien). Mais malgré ses défauts, l’album garde un charme indéniable, porté par la voix sincère de Browne et son talent pour raconter des histoires.

Un album à redécouvrir ?

Si Hold Out n’est pas le premier album qu’on recommanderait pour découvrir Jackson Browne, il mérite tout de même une oreille attentive. Entre tubes évidents et morceaux plus anecdotiques, il capture une époque où le soft rock dominait les ondes, tout en laissant entrevoir la transition vers les années 80.

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